Quel est le mode opératoire des lampes de luminothérapie ?


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Quel est le mode opératoire des lampes de luminothérapie ?

Le mode opératoire de la luminothérapie est fascinant. On pourrait croire que le simple fait de s'exposer à une lumière vive permet de nous « réveiller » par le « choc lumineux ». Eh bien pas du tout ! Les chercheurs se sont succédé sur plusieurs dizaines d'années, tout au long du 20e siècle, pour comprendre les mécanismes qui sous-tendent la synchronisation de notre horloge interne avec le cycle jour – nuit de notre environnement.

C'est ce lien entre notre corps et notre environnement de vie qui détient la réponse de l'efficacité de la luminothérapie dans le traitement des troubles de l'humeur et du soleil, la fatigue chronique, la baisse d'énergie, la somnolence diurne, la baisse de la libido, etc. Dans cet article, nous vous proposons de passer en revue les bases du fonctionnement des lampes de luminothérapie !

Comprendre le Trouble Affectif Saisonnier (TAS) ou coup de blues hivernal

Un pourcentage important de la population des pays de l'hémisphère nord, dont la France, souffre de troubles affectifs saisonniers qui peuvent être débilitants, au quotidien, surtout dans les régions qui affichent des taux d'ensoleillement très bas en automne et en hiver. Les feuilles tombent, les jours sont plus courts, le ciel passe du bleu brillant aux nuances de gris, et les nuages bas filtrent les rares rayons du soleil.

Il fait nuit quand vous allez travailler… mais aussi quand vous rentrez chez vous. Résultat : votre organisme accuse une carence d'exposition à la lumière naturelle. Vous commencez à développer une bonne partie, voire tous les symptômes suivants, à chaque saison froide :

  • tendance à dormir beaucoup plus que d'habitude (hypersomnie) ;
  • il devient difficile de rester éveillé même après une bonne nuit de sommeil ;
  • l'incapacité d'effectuer les tâches du quotidien en raison de la fatigue ;
  • une envie récurrente de glucides et de sucreries, qui se traduit généralement par une prise de poids ;
  • une incapacité à tolérer le stress ;
  • une certaine irritabilité et un désir d'éviter les contacts sociaux ; 
  • une baisse de libido ;
  • des sentiments de culpabilité et de perte d'estime de soi ;
  • une anxiété, une détresse et parfois une apathie comparables aux symptômes de la dépression.

Vous attendez déjà le printemps, alors que l'hiver vient de commencer. Si vous vous reconnaissez dans cette description, vous souffre sans doute d'un Trouble Affectif Saisonnier (TAS). Le TAS touche plus de femmes (60 %) que d'hommes et il est plus fréquent dans les pays de l'hémisphère nord pour des raisons climatiques évidentes. Le TAS est saisonnier, en ce sens qu'il apparaît entre septembre et novembre (lorsque les jours raccourcissent) et qu'il disparaît en mars ou avril, lorsque les jours commencent à s'allonger.

Une personne chez qui le TAS a été diagnostiqué aura connu au moins deux années consécutives de dépression pendant ces mois particuliers. Le TAS est souvent mal diagnostiqué, étant souvent confondu avec l'hypothyroïdie, l'hypoglycémie, la mononucléose infectieuse ou d'autres infections. La gravité de ce trouble est souvent mal comprise.

L'absence de traitement des symptômes peut conduire à des tendances suicidaires. La dépression saisonnière touche 10 à 20 % de la population mondiale et sa présence est très probablement due à un dysfonctionnement du stimulateur cardiaque circadien et des systèmes biochimiques représentatifs. Et c'est ici qu'intervient la luminothérapie, qui vient « tromper le cerveau » pour lui envoyer des signaux « ensoleillés » !

La luminothérapie contre le Trouble Affectif Saisonnier

Il n'existe pas de véritable remède contre la dépression saisonnière, mais le traitement des symptômes est très efficace. Le TAS a été décrit et traité par les médecins pendant des centaines d'années avec une exposition accrue à la lumière. Les patients étaient placés au soleil pendant plusieurs heures afin de laisser le temps à leur organisme de se resynchroniser avec le cycle jour – nuit. Le bain de soleil est donc l'ancêtre de la luminothérapie !

Cette pratique se poursuit aujourd'hui de diverses manières et pour des raisons qui ont été abondamment étudiées et prouvées empiriquement. L'intensité lumineuse recommandée (mesurée en lux) est de 2 500 à 10 000, ce qui simule la lumière autour de l'aube et du crépuscule. La lumière intérieure normale n'est que de 300 à 500 lux et n'a pas prouvé son efficacité pour réduire les symptômes de la dépression saisonnière.

Des expériences avec un éclairage fluorescent ont également été tentées avec un bénéfice minimal pour le patient, mais avec des effets secondaires : douleurs oculaires et irritabilité accrue. C'est pourquoi la luminothérapie avec une ou plusieurs ampoule(s) diffusant de la lumière blanche ou bleue a pris le pas sur les autres alternatives. Aucun cas de lésion oculaire n'a été signalé avec les lampes de luminothérapie qui respectent les normes de sécurité en vigueur. Les lampes de luminothérapie commercialisées en Europe (marquage « CE ») n'émettent pas d'UV et n'ont pas d'effet bronzant. Vous n'avez donc rien à craindre pour votre peau.

La lampe de luminothérapie est un investissement qui vaut le coup. Vous allez en effet pouvoir améliorer votre qualité de vie au quotidien, ainsi que votre état général de santé, pour des journées productives, loin de la déprime, des troubles du sommeil et autres contretemps. Une bonne lampe de luminothérapie vous servira pendant au moins une dizaine d'années si elle embarque une ou des ampoule(s) amovible(s).

La meilleure configuration de luminothérapie pour des résultats probants

La durée de traitement recommandée varie légèrement en fonction du lux par rapport au temps d'exposition, mais les résultats les plus efficaces apparaissent dans cette configuration :

  • des séances de luminothérapie à 10 000 lux ;
  • une distance de 15 à 60 cm entre l'utilisateur et la source lumineuse, selon la puissance de la lampe ;
  • une température de couleur comprise entre 5 500 et 6 500° K ;
  • un Indice de Rendu des Couleurs (IRC) supérieur à 85 ;
  • des séances matinales, idéalement juste après le réveil ;
  • des séances de 25 minutes à 2 heures, selon la puissance de la lampe de luminothérapie.

En suivant ces conseils d'utilisation, vous allez constater des résultats probants après 3 à 15 jours, selon la réceptivité de votre organisme à la luminothérapie.

Lampe Definition Fonctionnement